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Ergonomie, fiabilité, pérennité...

Ergonomie

Organiste lui-même, le créateur de Dièse-Info a à coeur de simplifier au maximum l'utilisation de ses produits. Ainsi, notre combinateur reprend l'ergonomie des combinateurs rencontrés sur de nombreux instruments, à savoir « Ajusteur + Numéro de combinaison » pour enregistrer une combinaison. Un organiste connaissant ces anciens combinateurs peut sans problème utiliser le notre. Seuls 3 boutons et un afficheur à cristaux liquides permettent l'accès à toutes les fonctions du combinateur. L'afficheur délivre des messages d'aide permettant à l'utilisateur de savoir à quoi sert telle ou telle fonction… Ainsi notre dispositif de traction électronique de notes, et ses accessoires tels que coupure pédale, piano pédale, combinaisons programmables, crescendo. 4 boutons permettent de programmer l'ensemble de ces fonctions, sans interrupteur de configuration à manipuler… Ainsi nos systèmes de contrôle des moteurs de registres, qui permettent de gérer simplement et les moteurs à double bobines au sommier, et les moteurs à simple bobine pour la commande des balanciers de tirasses et d'accouplements dans une traction mécanique de notes. Parce que nous voulons que l'électronique s'efface devant l'Orgue... Parce que nous ne voulons pas qu'un Orgue ressemble à un « sapin de Noël… ». Parce que nous voulons que tous les organistes puissent utiliser simplement nos produits… parce que nous devons nous adapter facilement à tous les instruments… …

parce que l'important, c'est l'Orgue...

Fiabilité

Pour garantir un fonctionnement correct, même après plusieurs années d'utilisation, certains composants sont choisis parmi ceux couramment utilisée dans l'industrie. Par exemple, le codeur associé à la pédale Crescendo. L'utilisation de potentiomètre poserait problème, lors de l'usure de la piste. Le codeur représenté ci-contre est entièrement dépourvu de tout frottement (codeur dit "optique"). Ci-contre, adaptation de ce codeur à une pédale Laukhuff (cliquer sur l'image pour l'agrandir).
Afin de protéger la partie processeur de la partie puissance (commande des électro-aimants, avec des courants pouvant atteindre la centaine d'ampères), nous utilisons systématiquement des coupleurs optoélectroniques sur toutes nos sorties. Ci-contre une carte gérant 32 électro-aimants pour des électro-aimants de soupapes (cliquer sur l'image pour l'agrandir).
Dispositif "chien de garde" : tout système comprenant un microprocesseur peut poser problème (parasite, instruction fausse, erreur de programmation). Afin d'éviter toute interruption dans le fonctionnement, un "chien de garde" est systématiquement présent sur toutes nos cartes à processeur. Ce chien de garde assure le redémarrage du processeur aux conditions de mises sous tension dès qu'un problème est détecté, en moins d'un dixième de seconde.
Sécurité

Il n'existe pas deux Orgues identiques, tant quant à la sonorité qu'au nombre de claviers, de jeux. Afin de pouvoir adapter nos produits à tous les Orgues, nous avons organisé nos produits en cartes d'entrées, cartes de sortie, cartes processeur. Ces cartes répondent au format dit "simple Europe", et sont disposées dans des coffrets au standard industriel. L'adaptation à un instrument signifie :

  • Déterminer les cartes d'entrée, de sortie, processeur nécessaires à l'application,
  • Approvisionner chez nos partenaires industriels le coffret, l'armoire correspondant à l'application,
  • Effectuer les adaptations de logiciel propres à l'Orgue.
Adaptabilité
Les composants électroniques utilisés dans nos applications sont soigneusement sélectionnés, essentiellement selon un critère de pérennité. Ainsi, les processeurs que nous utilisons sont-ils fabriqués par Intel, Siemens, Dallas, Philips, Temic. Les autres composants sont choisis selon des critères de robustesse (transistors qui tolèrent 10 Ampères là où 1 ampère est consommé...
Choix des composants

Nos clients nous demandent quelque fois pourquoi nous n'utilisons pas d'ordinateur type PC au lieu de développer nous-même nos propres cartes électroniques. La réponse tient en quelques points.

  • Les modèles d'ordinateur se suivent... et ne se ressemblent pas. Ainsi de la mémoire, des disques durs non compatibles. Ainsi des logiciels un peu anciens ("ancien" signifie quelque 5 ans, en informatique !!!) qui ne fonctionnent plus sur un nouvel ordinateur...
  • Certains organes présents dans de tels ordinateurs tels disque dur, lecteur de disquette, sont sujets à usure, donc nécessitent une maintenance préventive régulière.
  • Les ordinateurs standard du commerce sont long à mettre en fonctionnement. Plusieurs minutes se passent avant que l'application ne soit fonctionnelle... Cela est dû aux nombreuses "couches logicielles" nécessaires au fonctionnement de l'ordinateur (couche d'accès basique au disque dur, puis couhe d'accès aux fichiers du disque dur, gestion du clavier, de l'écran, de la souris, des ports de communication...). Charger toutes ces couches logicielles prend du temps.
  • Les ordinateurs standard du commerce ont une fâcheuse tendance à "planter". Les raisons d'un plantage sont multiples : erreur dans le logiciel utilisé (un vieil adage informatique dit "un logiciel sans erreur est un logiciel dans lequel on n'a pas trouvé la procaine erreur !), parasite qui fausse une instruction... Dans un but de sécurité, il est donc important de réduire le nombre de couches logicielles à son minimum. Un plantage qui est acceptable en travail de bureau ne l'est plus lors d'un concert. Même si certains ordinateurs industrialisés disposent de "chien de garde", les temps de redémarrage restent prohibitifs.
  • La puissance de calcul nécessaire tant pour une traction électronique de notes que pour un combinateur est largement couverte par des processeurs plus simples à mettre en oeuvre.

C'est la raison pour laquelle notre Société n'a pu se résoudre à ce jour à utiliser des ordinateurs de type PC. Nous restons cependant vigilants et observateurs face à un marché en perpétuelle évolution...

Ordinateur PC
ou
carte processeur dédiée ?

Dans le choix du processeur, les caractéristiques techniques sont certes importantes, mais également la pérennité elle-même du processeur. Ainsi nous avons refusé le choix d'un processeur type Intel 386, ou 486, ou Pentium. En effet, la durée de vie de ces processeurs est faible (quelques années). Par exemple Intel ne fabrique plus aujourd'hui les processeurs type 386, 486, Pentium I, Pentium II, Pentium III. On ne trouve plus ces processeurs que sur le marché de l'occasion...

Or développer une carte processeur coûte cher, prend du temps... On ne trouve pas ce problème dans la fabrication des ordinateurs. Les "cartes mères" utilisant ces processeurs sont fabriquées (et l'étude amortie) sans doute à plusieurs millions d'exemplaires, ce qui explique leur faible coût. Mais l'utilisation de ces "cartes mères" renvoie au problème précédent : un re-démarrage lent en cas de plantage.

Quel processeur choisir ?

Tous les utilisateurs d'ordinateurs connaissent la faible durée de vie de ces machines. Est-ce à dire qu'un dispositif informatique intégré à un Orgue possède, lui aussi, une faible durée de vie ?

La faible durée de vie d'un ordinateur, la rapide évolution de ces machines, s'expliquent par une ergonomie sans cesse améliorée, les "interfaces graphiques", toujours plus "gourmandes" en terme de puissance de calcul. Nous sommes passés en 20 ans d'une ergonomie particulièrement pauvre (mode "texte", machine mono-tâche) à une ergonomie très intuitive, plusieurs applications pouvant s'exécuter simultanément, souris, fenêtres contenant une application, toutes choses qui ne nous concernent à priori pas dans l'orgue.

Dans une application telle qu'une traction de notes, si la puissance de calcul du processeur permet de réaliser tous les calculs (transpositeur, tirasses et accouplements, extensions diverses, coupure pédale...) dans un laps de temps tel que le concertiste ne remarque aucun retard de transmission (autre que celui inhérent à la Facture d'Orgue elle-même), ce même processeur rendra toujours le même service, plusieurs dizaines d'années plus tard. Ainsi, lorsqu'un orgue est restauré en utilisant une traction électronique de notes, le même service sera toujours rendu, avec toujours la même efficacité, et ce durant toute la vie de cette électronique...

A contrario, dans une application telle qu'un traitement de texte, où on a vu apparaître les correcteurs orthographiques (d'abord sur demande, puis en "tâche de fond", au cours de la frappe même des mots), puis l'incorporation d'images, puis la retouche de ces mêmes images... le besoin croît, qui exige de nouvelles machines plus puissantes. Ainsi de graver un DVD tout en téléchargeant par Internet un document, retouchant une photo... Ce ne sont point là les besoins d'une électronique intégrée à un orgue à tuyaux !

Enfin, il peut être intéressant de remarquer que ce qui tire les machines vers davantage de puissance sont... les jeux, qui, pour plus de réalisme, des images toujours plus détaillées (il n'est, pour cela, que de comparer les premières versions des logiciels de simulation de vols...), des possibilités de jouer en réseau... exigent toujours plus des ordinateurs.

Et, après tout, lorsque nous parlons Orgue, ne parlons-nous pas également de... jeu ? ;-)

Obsolescence ?