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Il n'existe pas deux Orgues identiques, tant quant à la sonorité
qu'au nombre de claviers, de jeux. Afin de pouvoir adapter nos produits
à tous les Orgues, nous avons organisé nos produits en
cartes d'entrées, cartes de sortie, cartes processeur. Ces cartes
répondent au format dit "simple Europe", et sont disposées
dans des coffrets au standard industriel. L'adaptation à un instrument
signifie :
- Déterminer les cartes d'entrée, de sortie, processeur
nécessaires à l'application,
- Approvisionner chez nos partenaires industriels le coffret, l'armoire
correspondant à l'application,
- Effectuer les adaptations de logiciel propres à l'Orgue.
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Adaptabilité
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Nos clients nous demandent quelque fois pourquoi nous n'utilisons pas
d'ordinateur type PC au lieu de développer nous-même nos
propres cartes électroniques. La réponse tient en quelques
points.
- Les modèles d'ordinateur se suivent... et ne se ressemblent
pas. Ainsi de la mémoire, des disques durs non compatibles.
Ainsi des logiciels un peu anciens ("ancien" signifie quelque
5 ans, en informatique !!!) qui ne fonctionnent plus sur un nouvel
ordinateur...
- Certains organes présents dans de tels ordinateurs tels
disque dur, lecteur de disquette, sont sujets à usure, donc
nécessitent une maintenance préventive régulière.
- Les ordinateurs standard du commerce sont long à mettre
en fonctionnement. Plusieurs minutes se passent avant que l'application
ne soit fonctionnelle... Cela est dû aux nombreuses "couches
logicielles" nécessaires au fonctionnement de l'ordinateur
(couche d'accès basique au disque dur, puis couhe d'accès
aux fichiers du disque dur, gestion du clavier, de l'écran,
de la souris, des ports de communication...). Charger toutes ces couches
logicielles prend du temps.
- Les ordinateurs standard du commerce ont une fâcheuse tendance
à "planter". Les raisons d'un plantage sont multiples
: erreur dans le logiciel utilisé (un vieil adage informatique
dit "un logiciel sans erreur est un logiciel dans lequel on n'a
pas trouvé la procaine erreur !), parasite qui fausse
une instruction... Dans un but de sécurité, il est donc
important de réduire le nombre de couches logicielles à
son minimum. Un plantage qui est acceptable en travail de bureau ne
l'est plus lors d'un concert. Même si certains ordinateurs industrialisés
disposent de "chien de garde", les temps de redémarrage
restent prohibitifs.
- La puissance de calcul nécessaire tant pour une traction
électronique de notes que pour un combinateur est largement
couverte par des processeurs plus simples à mettre en oeuvre.
C'est la raison pour laquelle notre Société n'a pu se
résoudre à ce jour à utiliser des ordinateurs de
type PC. Nous restons cependant vigilants et observateurs face à
un marché en perpétuelle évolution...
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Ordinateur PC
ou
carte processeur dédiée ?
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Dans le choix du processeur, les caractéristiques techniques
sont certes importantes, mais également la pérennité
elle-même du processeur. Ainsi nous avons refusé le choix
d'un processeur type Intel 386, ou 486, ou Pentium. En effet, la durée
de vie de ces processeurs est faible (quelques années). Par exemple
Intel ne fabrique plus aujourd'hui les processeurs type 386, 486, Pentium
I, Pentium II, Pentium III. On ne trouve plus ces processeurs que sur
le marché de l'occasion...
Or développer une carte processeur coûte cher, prend du
temps... On ne trouve pas ce problème dans la fabrication des
ordinateurs. Les "cartes mères" utilisant ces processeurs
sont fabriquées (et l'étude amortie) sans doute à
plusieurs millions d'exemplaires, ce qui explique leur faible coût.
Mais l'utilisation de ces "cartes mères" renvoie au
problème précédent : un re-démarrage
lent en cas de plantage.
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Quel processeur choisir ?
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Tous les utilisateurs d'ordinateurs connaissent la faible durée
de vie de ces machines. Est-ce à dire qu'un dispositif informatique
intégré à un Orgue possède, lui aussi, une
faible durée de vie ?
La faible durée de vie d'un ordinateur, la rapide évolution
de ces machines, s'expliquent par une ergonomie sans cesse améliorée,
les "interfaces graphiques", toujours plus "gourmandes"
en terme de puissance de calcul. Nous sommes passés en 20 ans
d'une ergonomie particulièrement pauvre (mode "texte",
machine mono-tâche) à une ergonomie très intuitive,
plusieurs applications pouvant s'exécuter simultanément,
souris, fenêtres contenant une application, toutes choses qui
ne nous concernent à priori pas dans l'orgue.
Dans une application telle qu'une traction de notes, si la puissance
de calcul du processeur permet de réaliser tous les calculs (transpositeur,
tirasses et accouplements, extensions diverses, coupure pédale...)
dans un laps de temps tel que le concertiste ne remarque aucun retard
de transmission (autre que celui inhérent à la Facture
d'Orgue elle-même), ce même processeur rendra toujours le
même service, plusieurs dizaines d'années plus tard. Ainsi,
lorsqu'un orgue est restauré en utilisant une traction électronique
de notes, le même service sera toujours rendu, avec toujours la
même efficacité, et ce durant toute la vie de cette électronique...
A contrario, dans une application telle qu'un traitement de texte,
où on a vu apparaître les correcteurs orthographiques (d'abord
sur demande, puis en "tâche de fond", au cours de la
frappe même des mots), puis l'incorporation d'images, puis la
retouche de ces mêmes images... le besoin croît, qui exige
de nouvelles machines plus puissantes. Ainsi de graver un DVD tout en
téléchargeant par Internet un document, retouchant une
photo... Ce ne sont point là les besoins d'une électronique
intégrée à un orgue à tuyaux !
Enfin, il peut être intéressant de remarquer que ce qui
tire les machines vers davantage de puissance sont... les jeux, qui,
pour plus de réalisme, des images toujours plus détaillées
(il n'est, pour cela, que de comparer les premières versions
des logiciels de simulation de vols...), des possibilités de
jouer en réseau... exigent toujours plus des ordinateurs.
Et, après tout, lorsque nous parlons Orgue, ne parlons-nous
pas également de... jeu ? ;-)
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Obsolescence ?
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